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• Tenue fétichiste obligatoire : il n’y a pas de débat

Texte rédigé par Francis Dedobbeleer | Billet d'humeur | Mardi 20 juillet 2010 14:38

C’est un classique, presque du comique de répétition, il se trouve toujours, tous les six mois environ, deux ou trois personnes pour se lancer dans des attaques contre le principe du « dress code » dans les soirées fétichistes. C’est un débat qui me fascine à chaque fois tant je n’en comprends ni le sens, ni l’intérêt.

Alors, depuis un an j’ai tenté de comprendre pourquoi ces personnes s’acharnent à ce point sur ce point précis. Il y a globalement deux raisonnements : celui des machos qui confondent soirée fétichiste avec un club de strip et les purs sadomasochistes qui envient les soirées fétichistes pour leurs tarifs attractifs.

Et c’est vrai que les soirées vinyle, latex et cuir pratiquent des tarifs sans commune mesure avec les soirées purement SM. Dans les premières vous payez entre 12 à 20 euros pour pouvoir entrer tandis que les secondes vous coûteront jusqu’à 100 euros. Cela ne s’explique pas exclusivement par des vieilles habitudes (les clubs SM sont assez proches des clubs échangistes dans leur mode de gestion, tandis que les soirées fétichistes se rapprochent plus, dans leur modèle financier, des soirées rock, techno ou gothiques) mais aussi par des services très différents. Le décor et le matériel d’un club SM ont un coût qui n’a rien à voir avec celui de la location d’une discothèque. Le public est lui aussi forcément moins nombreux dans un club SM, pour des raisons de sécurité et de convivialité. Il est donc difficile de baisser ses prix au niveau de celui du milieu fétichiste.
C’est ce qui motive certains pratiquants SM à exiger, le terme est bien celui-là, de pouvoir entrer dans les soirées fétichistes sans être tenu de s’habiller en vinyle, latex ou cuir. Et si vous osez répondre qu’il s’agit exclusivement d’un rendez-vous exclusivement destiné aux amoureux de ces trois matières, vous voilà bon pour une engueulade musclée où vous vous ferez traité de censeur. C’est oublié un peu vite que les amateurs de domination, de soumission et de SM sont les bienvenus depuis toujours dans les soirées fétichistes pour peu qu’ils soient également fétichistes. C’est oublié aussi de s’adresser aux propriétaires de clubs SM pour leur demander de revoir leurs tarifs mais ça, personne ne l’ose.

Au-delà il ne reste guère que quelques défenseurs de l’élitisme vestimentaire pour critiquer le mode de sélection à l’entrée des soirées. Ceux-ci voudraient que seuls les personnes ayant adopté un look original puissent entrer, une sélection qui se ferait donc à la tête du client et selon la subjectivité du personnel chargé de cette mission. Il faudrait donc, non pas seulement être fétichiste de ces matières, mais avoir du talent ou… de l’argent. C’est une vision des choses (qui ne fonctionne guère qu’à Londres), ce n’est pas la mienne. Il y a bien eu des tentatives en ce sens en Belgique & en France mais ce ne fut jamais concluant, très loin d’être concluant d’ailleurs.

Enfin, il y a l’absurdité de désirer une soirée fétichiste sans « dress code » pour une série de raisons :
• c’est un peu comme vouloir entrer dans un club gay mais en voulant que ce soit plein d’hétéros
• pour les vrais fétichistes du vinyle, du latex et cuir ce n’est pas une punition ou une obligation de porter des tenues dans ces matières, c’est une chance et un plaisir
• la seule différence entre une soirée ordinaire et une soirée fétichiste est justement le fait que tous les participants y respectent cette règle, sans celle-ci il s’agirait d’une soirée comme tant d’autres

Conclusion : libre à chacun d’organiser la soirée de son choix avec les règles qui sont les siennes mais bon, soyons sérieux, on ne me fera jamais appeler « soirée fétichiste » une soirée qui ne l’est pas. Et je ne vois pas pourquoi cela mériterait discussion ou débat.

Francis Dedobbeleer

• Scène fétichiste : le mépris ça suffit !

Texte rédigé par Francis Dedobbeleer | Billet d'humeur | Mercredi 7 juillet 2010 16:30

Il était temps que cela prenne enfin fin. Nous n’en pouvions plus de cette suffisance et de cette prétention, de cette prétendue supériorité érotique, de cette élégance fumeuse. Non le SM et le fétichisme ne forment pas des types de sexualité plus raffinés que les autres. Non le fétichisme n’est pas une forme asexuée ou soft de l’échangisme ou du libertinage.

Il en aura fallu des années pour voir les derniers militants hautains de cette école du mépris se retrouvent bien démunis devant des salles aux trois quarts vides aux ambiances glaciales, mais là c’est fait et c’est définitif, nous allons pouvoir respirer, mouiller et bander librement.

Si l’on peut s’extasier devant la beauté d’une photographie, d’un dessin ou d’une peinture d’inspiration fétichiste et prendre du plaisir un verre de Champagne (ou de vin en cubi) lors d’un vernissage à la main à discuter entre amateurs, il ne faudrait pas confondre une soirée fétichiste avec un défilé de mode, une soirée mondaine (et guindée) ou, justement, un vernissage. Une fête c’est une fête, le fétichisme c’est du sexe, une soirée fétichiste c’est un rendez-vous festif et érotique.

Dorénavant les choses retrouveront, dans la scène fétichiste, leurs places respectives, celles qu’elles n’auraient jamais dû quitter si elles n’avaient pas subi une forme terrorisme anti-sexe par des frustrés sans talent se réfugiant dans une idéologie proprette donc forcément dégueulasse puisque méprisante envers les autres. Le fétichisme c’est du sexe et le sexe est une fête.

BILLET D’HUMEUR : FÉTICHISTES, CRÉEZ QUE DIABLE !

Texte rédigé par Francis Dedobbeleer | Billet d'humeur,Soirées | Mercredi 24 mars 2010 20:51

Franchement, je crois rêver, comme tous les trois ans voilà encore des gens qui se pointent dans le milieu fétichiste avec un projet qu’ils osent présenter comme nouveau : une soirée fetish ouverte aux SM, avec une piste de danse, où le sexe serait autorisé, les tarifs pas trop élevés et où hétéros, gays, lesbiennes, travestis et bisexuels se mêleraient. C’est tellement nouveau que… ça existe depuis bientôt 20 ans !
Il y a tant de choses à faire et à créer dans le milieu fétichiste et SM, pourquoi faut-il que les gens se contentent toujours de faire du copier-coller de ce qui a été créé par d’autres il y a bien longtemps ? Libre à tout le monde de faire ce qu’il veut mais quand on ne fait rien de nouveau autant l’admettre, il n’est pas interdit de se lancer dans un projet concurrent même s’il n’a rien d’innovant.

Il serait temps également de cesser de penser que le concept de soirée fétichiste a toujours existé et que les personnes qui en sont à l’origine ont disparu depuis longtemps. Non, il en a fallu du courage il y a 20 ans pour affronter les autorités en créant les premières soirées du genre (elles étaient interdites jusque là) et les personnes qui ont eu ce courage sont toujours bien là, et elles ne doivent rien à personne. À l’époque il s’agissait vraiment de créer quelque chose de neuf !

Alors, créez que diable ! Innovez, inventez, créez !

SEXTOYS, VRAI LUXE & FAUX LUXE !

Texte rédigé par Francis Dedobbeleer | Billet d'humeur | Vendredi 11 septembre 2009 17:44

Ces dernières années plusieurs marques se sont spécialisées dans les sextoys (comprendre les godes et autres vibromasseurs, mais en anglais ça fait toujours plus chic) haut-de-gamme. C’est à dire de jolis objets, dans des matières agréables, avec un « vrai » design et des couleurs chic ou vives. C’était très intelligent car d’un côté, jusque là, ce type d’accessoire était plutôt carrément moche et il était impossible d’en parler dans un magazine sérieux ou un magazine féminin. Le plan marketing fut des plus réussi, toute la presse féminine et un peu le reste de la presse, se sont mis à nous passer en revue les qualités extraordinaires de ces objets miraculeux… dont la seule vraie qualité était qu’ils étaient, enfin, vraiment beaux. Le côté moins sympathique était que pour un résultat peu ou prou similaire à l’ancienne gamme le produit pouvait être de dix à vingt fois plus cher. C’est un peu beaucoup pour une jolie boîte (sympa lorsque l’on l’offre mais qui termine forcément à la poubelle, qui donc conserve ses sextoys dans ta boîte d’origine ?) et un design rigolo.

sextoys

La vraie révolution a eu lieu dans un second temps, les fabricants de sextoys première génération (avec les veines, une « jolie » couleur chair et avec lesquels on pouvait briser une brique) ont été obligés de faire un petit effort côté design et qualité, soit en débauchant un des designers des nouvelles sociétés, soit en s’en inspirant et pour les moins honnêtes, en faisant carrément des copies.

Et là, nous avons atteint ce que tout le monde attendait, la troisième génération de sextoys : pas très cher, assez beau, agréable au touché et à la mécanique de qualité. Une troisième génération forcément plus chère que les anciens produits des débuts mais nettement moins que les godes et vibros de luxe qui avaient tout bouleversé et dont l’on parle si facilement dans la presse féminine.

Conclusion, quelques audacieux et talentueux designers nous ont permis d’inciter fortement les société traditionnelles à nous proposer enfin de jolis produits à des prix très attractifs pour nous nous mettre… dans la fente et dans le cul. Ben oui, parce qu’il ne s’agissait que ça finalement, soyons honnêtes.

LES FETISH MODÈLES TIMBRÉES EXISTENT ENCORE

Texte rédigé par - | Billet d'humeur | Lundi 2 mars 2009 21:04

Quand la mode était, pour n’importe quelle fille un peu jolie, de se déclarer « fetish modèle », il était fréquent d’avoir des problèmes avec certaines de celles-ci. En général, elles commençaient par faire tout et n’importe quoi pour que leurs photos soient publiées un peu partout sur internet, sur des flyers ou dans des magazines. Puis, subitement, du moins pour certaines d’entre elles, elles exigaient le retrait immédiat de leurs photos, ou se mettaient à demander des sommes folles pour atteinte à leur « droit à l’image ». Elles avaient beau avoir signé de multiples autorisations de publication et avoir tout fait pour être médiatisées (sans que jamais personne ne soit venu les chercher), il fallait que cela cesse illico ou qu’elles soit payées très cher pour des photos que jamais personne ne leur avait demandé.

Dans la plupart des cas, les choses se sont réglées simplement par un retrait total de leurs photos par l’ensemble des sites menacés. Alors que l’on pourrait penser que cela aurait calmé les choses, les réactions étaient inversement proportionnelles : mails incendiaires, menaces de poursuites, j’en passe et des meilleures. Tout cela pour des images qui avaient, dès la première demande, définitivement été effacées.

Pourquoi une telle réaction ? Parce que, bien évidemment, dans le même temps, photographes, rédacteurs en chef, éditeurs, organisateurs de soirées et stylistes s’étaient passé le mot dans le petit monde fétichiste. Et plus personne ne souhaitait travailler avec les modèles en question. Élémentaire prudence qu’il serait ridicule de leur reprocher.

Eh bien, ce genre d’histoire, existe encore. Je sais, cela faisait longtemps mais il y a deux semaines le scénario s’est répété. Vous allez voir, l’histoire ne manque pas de piquant.

L’organisateur d’une soirée fétichiste met sur pied un programme de spectacles fétichistes. Il fait pour cela appel à une série d’artistes avec lesquels il a l’habitude de travailler. Il annonce la présence de l’ensemble de ces artistes avec des photos de leurs précédentes prestations. Il a pour habitude, depuis quelques mois, de travailler avec une petite dizaine de fetish modèles pour assurer des shows de strip fétichistes et il utilise donc, comme pour les autres artistes, une photo des prestations précédentes. Ne sachant pas quelles seront exactement les fetish modèles qui seront libres à la date de la soirée, il prend soin de ne prendre qu’un morceau de deux corps, coupant les visages. Les deux personnes, dont un bout de corps figurent sur la photo, sont contactées. La première accepte le contrat, la seconde refuse car elle n’est pas libre.
Et c’est bien évidemment de cette seconde personne que vient le problème. Celle-ci prétend que « tout le monde » va la reconnaître, s’attendre à sa présence et qu’il est fait un usage commercial abusif de son « image ». Il faut dire que la demoiselle a un argument de poids, elle aurait un tatouage… unique. En fait d’unique, il s’agit d’un tatouage en forme d’étoile, tout tatoueur vous certifiera qu’en effet, c’est unique comme tatouage. Personne sauf elle ne s’est jamais fait tatouer une chose aussi hallucinante qu’une étoile. Trop fort, trop original, unique !

Devant une telle réaction, l’organisateur décide dès le lendemain de supprimer la photo du site mais rien n’y fait, la demoiselle continue à exiger le retrait de cette photo, fait appel à un ami pour faire pression à son tour et menace de poursuites par son avocat. Tout cela sans se rendre compte que la photo a disparu dès sa première demande parvenue (aussi absurde soit-elle) et ceci depuis deux semaines. Mais ils n’ont rien remarqué, sauf peut-être une chose l’organisateur en question lui a signifié qu’elle ne participerait plus jamais à aucune de ses soirées et défilés. Son tatouage unique sera ainsi préservé de toute utilisation « commerciale ».
Une réaction qui semble mettre la fetish modèle dans une colère noire qui continue toujours à exiger le retrait de cette image.
Tiens, encore une précision, le site sur lequel figurait cette photo, n’existe plus depuis une semaine. Mais elle ne s’en est absolument pas rendu compte non plus. La pauvre. Espérons que son avocat saura lui ouvrir les yeux.

C’EST TRÈS JOLI MAIS ON L’A VU 1000 FOIS

Texte rédigé par Francis Dedobbeleer | Billet d'humeur | Dimanche 1 février 2009 03:27

On pourrait accuser internet, on pourrait accuser les appareils photos numériques mais serait-ce légitime ? L’édition papier, celle de beaux livres, recueils de photographies fétichistes n’est peut-etre pas morte mais elle est en tres mauvaise santé. Taschen s’est casse les dents en publiant plusieurs ouvrages consacres a de grands photographes fétichistes, les jeunes artistes se voyaient deja leur succéder et voila que la plus grosse machinerie en matiere d’édition décide purement et simplement de ne plus publier de photographe fétichiste : les ventes sont définitivement bien trop médiocres.
Alors que nous pensions le genre populaire et apprécie, la réalite économique nous fait découvrir que tout cela est devenu tellement banal que c’est… invendable. Eh oui, banal, vu mille fois, c’est bien la que se situe le principal défaut de la photographie fétichiste actuelle. Tout le monde s’y met, tout le monde adopte les memes codes, tout le monde prend les memes poses, tout le monde fait la meme chose, on ne distingue plus les photographes entre eux et ne parlons pas des fetish modeles qui semblent sortir d’une usine de clonage.

Vous pensez que je me moque gratuitement ? Vous pensez que je suis jaloux ? Peut-etre mais permettez-moi juste de tenter de vous expliquer le mode d’emploi de la photo fetish actuelle et dites-moi apres lecture si je me trompe.

• Prenez un jeune homme (le photographe) et une jeune femme (la modele), c’est moins anodin que vous pourriez le croire ce genre de precision.
• Le photographe comme le modele sont d’anciens gothiques mais depuis ils sont alles a la Torture Garden où ils découvert un nouvel univers qui « leur correspond tellement mieux ». Depuis ils adorent le latex mais « ce n’est pas sexuel ».
• Pour decor choisissez une usine desaffectee, un mur couvert de tags, le salon de la grand-mere pour la confrontation entre esthetisme classique et la « modernité » fétichiste, une salle de bain.
• Pour les fringues tournez-vous systematiquement vers les createurs de mode latex anglais ou allemands, voire autrichiens
• Attention, n’oubliez pas d’agrementer la jolie tenue de la fetish modele d’un petit detail « surprenant » : un petit n≈ìud rose, un masque a gaz, un sac Hello Kitty, un revolver, une grosse fleur dans les cheveux…
• Mais attention, tres important, pas de sexe, nous sommes ici en terrain quasiment religieux, une sorte d’intégrisme fétichiste et manifestement pour la majorité le fétichisme c’est « no sex » : pas de sexe visible (surtout masculin considere ici comme l’horreur absolue), pas d’anus, un minimum de fesses, parfois un téton mais pas trop expose…
• Maintenant le photographe nous fait un petit cadrage « original » en se couchant par terre, en montant sur une chaise, en cadrant en diagonale pendant que la fetish modele fait une grimace et prend la pose (au choix : une jambe en l’air, les doigts et les bras écartés, la bouche en forme de cœur, genre « mais que me voulez-vous ? » ou « oh mais je n’ai meme pas fini de me maquiller »).
• Et voila, il ne vous reste plus qu’a poster tout cela sur votre site personnel et vous voila soit devenu photographe fetish, soit fetish modele. Le principe etant que tout le monde est bénévole ici : la modele pose gratuitement en échange des photos et vice-versa. On retrouve donc la série de photos sur deux sites systématiquement.
• Et la semaine suivante on refait pareil sauf que l’on change de modele ou de photographe, c’est selon.

Résultat, il y a désormais des centaines de photographes et de modèles fétichistes dans toute l’Europe et aux Etats-Unis qui fonctionnent toutes et tous selon ce même modèle et dont l’unique obsession semble de multiplier les séances photos : chaque modèle se doit de poser pour le plus de photographes possible et chaque photographe veut immortaliser le plus grand nombre de modeles. La jalousie est ici un moteur bien plus important que le désir reel, que la recherche ou l’envie de quelque d’original, de neuf et de personnel. Il faut vraiment etre très très fort pour distinguer les uns des autres la-dedans.
Bon, et maintenant le petit truc qui va vous faire passer quelques heures très agréables, comment trouver toutes ces photos :
• direction Google : tapez « fetish photography », « fetish model », ajoutez au besoin quelques mots tels que latex, glamour, fashion, burlesque…
• une fois le site d’un photographe ou d’une modèle ayant de nombreuses galeries trouve gardez-le dans vos favoris et relevez-vous tous les noms qui s’y trouvent, en les entrant dans Google, voire en ajoutant un .com derriere le nom vous tomberez sur de nouvelles galeries toujours aussi gratuites. Vous pouvez y passer des heures voire des jours.

Comme moi vous admettrez que tout cela est très très joli mais… que c’est vraiment toujours la meme chose.
Mais ne vous inquiétez pas il y a 5 ans ils affirmaient etre de pures gothiques n’ayant aucun lien avec le milieu fétichiste, aujourd’hui ils se définissent comme de vrais fétichistes, demain ils finiront par découvrir qu’ils aiment le sexe. C’est juste une affaire de patience.

Post scriptum : Ce billet d’humeur aura fait des dommages colateraux d’une amplmeur gigantesque ! Deux personnes, un photographe et une modele, se sont sentis personnelemment vises par ce billet. Et ce qui est magique c’est que je ne connaissais les photos ni de l’un, ni de l’autre. Le premier a decide de ne pas exposer ses photos dans une soiree afin de ne pas avoir a me croiser et tous les deux ont décidé de boycotter la Nuit Demonia 2006. Le premier ne couvrira donc pas l’évènement et la seconde ne défilera comme c’etait initialement prevu. Et voila, c’est tout. Terrible, non ?
Post scriptum : En relisant ce billet deux ans plus tard, je me dis qu »il reste toujours pour partie d’actualité, même si plus grand monde ne se prend pour une star chez les fetish modèles, mais surtout que je ne me souviens plus du tout des deux personnes que celui-ci avait fâchée à l’époque. Et je vous jure que c’est vrai. Si ça se trouve, elles étaient à la Nuit Dèmonia cette année…

LA NUIT DÈMONIA AU SECOURS DES SOIRÉES PERDUES

Texte rédigé par Pierre Salo | Billet d'humeur | Lundi 20 octobre 2008 08:54

La Nuit Dèmonia a aujourd’hui des qualités que nous ne lui connaissions pas encore, comme celle de venir à la rescousse de soirées à la dérive. Ce sera, comme l’année dernière, encore le cas cette année.
Comme nous l’avons déjà évoqué plusieurs fois ici (et ailleurs), c’est toute une semaine d’évènements qui sont programmés autour de la Nuit Dèmonia avec d’un côté le programme officiel (des soirées originales, des initiatives différentes, des rendez-vous complémentaires, de l’art, du cinéma, de la création et des conférences) et de l’autre un programme non-officiel.
Le problème est que ce programme non-officiel n’apporte rien, ni en créativité, ni en originalité. Ce ne sont des soirées banales surfant sur le succès de la Nuit Dèmonia en espérant en recueillir quelques miettes. C’est fort dommage car il y a tant de choses à faire, tant de choses à apporter dans le cadre même de la « Semaine Dèmonia ». Nul besoin d’aller organiser des petites soirées sans ambition, ni envergure, c’est à la fois une perte de temps et un manque cruel d’imagination.
Ce petit coup de gueule ne vise évidemment pas à vous empêcher de fréquenter ces soirées « hors programme », d’autant qu’elles ont vraiment besoin de faire le plein pour se refaire financièrement après plusieurs rendez-vous manqués avec leur public. Non, je voulais juste attirer votre attention sur le fait qu’il est vraiment dommage de voir tant d’énergie se perdre dans de petits projets alors qu’il eut été si simple de se joindre à l’ensemble du programme de la « Semaine Dèmonia ». Dommage aussi que ces initiatives nous viennent de celles et ceux qui donnent sans cesse des leçons de qualité et de « raffinement » alors qu’ils ne proposent au final, et ce depuis des années, que de pâles copies qui se fait déjà.
C’est le principe du « moins ». Vous connaissez ce principe ? Je vous vous l’expliquez. Vous prenez un projet quelconque, quelque chose qui fonctionne de préférence. Vous écoutez les gens qui fréquentent la chose en question, celle qui vous sert d’exemple. Vous retenez toutes les remarques négatives concernant la chose (par exemple : musique trop forte, trop de sexe…). Vous tenez maintenant votre projet « moins ». Il vous suffit de proposer la même chose que votre modèle en baissant le volume sonore et en y interdisant les pratiques sexuelles. Vous pensez ainsi répondre aux désirs des amateurs de la chose mais… ça ne marche pas ! Car, oui, vous avez oublié une chose importante : proposer quelque chose de positif ! Vous n’avez proposé que du négatif et ça s’est vu.
Maintenant, vous n’êtes pas obligé de me croire.


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