SUBLIME LADY DE L’OWK MONIQUE DE NEMOURS
Blonde, fine, impérieuse, cette maitresse espagnole d’origine allemande possède un donjon très célèbre à Barcelone. Son nom de guerre est aussi exotique que son accent rauque : « Lady Monique de Nemours ». Elle a 39 ans et elle n’aime pas se répéter. Elle porte un tatouage sur l’épaule, signe de distinction : c’est le symbole de l’OWK. Maitresse Monique fait en effet partie des « sublime ladies de l’Other World kingdom ». Fière de ce titre, elle n’admet pas qu’on puisse lui résister. Ses réponses à l’interview sont donc aussi concises et cinglantes que des coups de canne anglaise. Sublime, forcément.
Interview : Sudo Decoy
Merci à Jean-Luc et à Laura, sans qui cette interview n’aurait pas eu lieu.
Interview réalisée en 2004.
Quand avez-vous avez découvert les plaisirs SM ?
Ma première expérience SM, avec toute la parafernalie de cet univers magique, date d’il y a quinze ans. C’était avec un homme qui aujourd’hui encore fait partie de mes plus fidèles esclaves personnels.
Vous avez découvert le SM à l’âge de 24 ans ?
J’ai toujours eu – depuis mon plus jeune âge – une inclination pour ces jeux érotiques. Pour moi, être dominatrice, c’est dans les gènes. Mais j’ai décidé d’en faire un mode de vie il y a cinq ans seulement.
Pourquoi est-ce devenu un mode de vie ?
Parce que ça me plait, parce que le monde de la domination est synonyme de monde tout court. Dans cet espace, je me sens enfin moi-même. C’est là que mon corps – comme mon esprit – prend le chemin de la liberté.
Quelle sorte de dominatrice êtes-vous ?
Mon cocktail personnel est à base de créativité, aromatisé à une douce perversité, pimenté d’agressivité érotique. En boire, c’est pénétrer dans une 4ème dimension où le plaisir et la souffrance se confondent comme la fin du jour se confond avec les premières heures de l’aube.
Quelles sont vos jeux préférés ?
J’aime provoquer des sensations, suivant des conditions qui sont toujours les mêmes : si le soumis désire faire ce que je lui dis. Je l’attends dans mon donjon, mais il faut qu’il réponde d’abord à une seule question : « Feras-tu ce que je t’ordonnerai de faire ? ». S’il répond OUI, alors nous jouerons.
Quels sont vos instruments préférés ?
Tout ce qui me tombe sous la main, tout ce que j’ai pu acheter chez Fetter’s : roue, croix, suspension, table d’étirement, Silla, etc, etc.
C’est quoi la domination, pour vous ?
Je vous l’ai dit avant et je le répète : dominer c’est être dans mon monde, aller à la rencontre de moi-même.
Qu’est-ce qui peut faire du mal à une dominatrice comme vous ?
Tout ce qui me fait du mal dans la vie en général : le manque de respect, la violence gratuite, les limites qui sont poussées trop loin.
Avez-vous un compagnon ?
Actuellement non, je dois avouer que je suis seule et que j’essaye de me ressourcer. Mais ma vie est belle comme cela, et je préserve quand même ma vie intime et mon temps.
Dans la relation de domination, est-ce que le langage est important ? Que dites-vous ?
C’est extrêmement important, oui. J’ajouterai même que la communication verbale est la plus importante. Mais tout ce que je peux dire pendant un jeu SM – les mots, les ordres ou les dialogues – appartient à ces moments uniques et ne peut se répéter.
Qu’attendez-vous de la vie ?
Pleins de nouvelles expériences constructives.













