• Paris fétichiste : ouvert tout l’été

Texte rédigé par Pierre Salo | Mode fétichiste,Soirées,shopping | Vendredi 18 juin 2010 06:16

Non, le Paris fétichiste ne fera pas de pose, ni prendra pas de vacances cet été. Alors si vous redoutiez vous ennuyer en juillet et en août, ce ne sera pas le cas. Et si vous comptez passer à Paris (un week-end en amoureux, des vacances ?) sachez que les portes des soirées comme de la Boutique Dèmonia resteront ouvertes.

Quelques dates :

Soldes chez Dèmonia du 30 juin au 7 août 2010.

Tickets à prix ultra-réduits jusqu’au 9 juillet (inclus) pour la Nuit Dèmonia (20 € au lieu de 50 €), Croisière Élastique (20 € au lieu de 30 €) ou pack pour les 3 soirées de la « Semaine Dèmonia » (9, 10 et 11 décembre 2010 / Nuit Dèmonia + Cosy Party + Croisière Élastique) à 50 € au lieu de 110 €.

Soirées SM « Goûters du Divin Marquis » tous les vendredis après-midi de juillet chez Cris & Chuchotements.

Nuit Élastique spéciale Japon le samedi 10 juillet 2010.

Nuit Élastique spéciale 100% rock le samedi 14 août 2010.

flyer nuit elastique

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VIVA PINKU EIGA !

Texte rédigé par Francis Dedobbeleer | Art fétichiste | Jeudi 20 août 2009 14:55

Au début des années 70, la Nikkatsu, immense studio japonais, se lançait dans la production de « Roman Porno » (Pinku Eiga), alliance de l’érotisme cru et de romance malsaine. En raison d’un censure impitoyable, la représentation de la sexualité ne pouvait pas se faire de manière explicite. D’autant que tout manquement au principe était sévèrement condamné ; ce qui arriva à la Nikkatsu, poursuivre en 1972 pour quatre films jugés obscènes. L’érotisme se traduisait ici par une violence exacerbée mélangeant plaisir et hantise, et servait de moteur pour développer des écheveaux sentimentaux, des drames sociaux ou des fresques historiques.
Créés à l’origine pour redynamiser une industrie qui s’enfonçait dans la crise économique, les « Roman Porno » représentaient un atout économique considérable : réalisés en peu de temps (généralement moins de 15 jours, tournage et montage inclus), d’une courte durée (70 à 80 minutes environ) et produits en grande quantité (environ 6 ou 7 films par mois). Mais ceux qui étaient derrière la caméra tournaient en 35mm, ne bâclaient pas le travail et souhaitaient des images suffisamment suggestives pour créer une stimulation cérébrale durable. C’est pourquoi n’importe quel « Roman Porno » trahit à chaque plan l’identité de son auteur et surtout son état d’esprit.

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Dans le cadre de « L’ÉTRANGE FESTIVAL » (dont c’est la 15e édition), le Forum des Images vous proposera une sélection de 7 des meilleurs films du genre.

« Dans l’arène du vice » le mardi 8 septembre à 17h15
« La femme aux seins percés » le mardi 8 septembre à 21h45
« Le violeur à la rose » le mercredi 9 septembre à 17h15
« La chambre noire » le jeudi 10 septembre à 21h45
« Harcelée » le vendredi 11 septembre à 17h15
« L’homme-femme » le samedi 12 septembre à 20h00
« Osen, la maudite » le samedi 12 septembre à 22h00

Forum des Images : Forum des Halles – 2 rue du Cinéma – 75001 Paris. Métro : Châtelet-Les Halles
Téléphone : 01 44 76 63 00
www.etrangefestival.com

LE ZENTAI DÉBOULE EN FRANCE

Texte rédigé par Francis Dedobbeleer | Mode fétichiste | Jeudi 5 mars 2009 18:57

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Ça y est, le zentaï débarque vraiment en France. Jusqu’ici on ne le trouvait que sur internet, sur des sites ultra-spécialisés ou vendus par de prétendus particuliers sur les sites d’enchères. Mais impossible de toucher l’objet avant de l’acheter, impossible de l’essayer, de faire la différence entre les différentes matières. Cela va changer.
Mais avant tout, c’est quoi un zentaï ? Direction wikipedia, la roue de secours de l’internaute largué :
« Un zentai (ou zentaï) est une combinaison recouvrant le corps dans son intégralité. Il est le plus fréquemment constitué d’élasthanne. Son nom lui vient du japonais ゼンタイ, contraction de zenshin taitsu (全身タイツ), c’est-à-dire « le corps tout entier ». Cette tenue est le plus généralement utilisée en danse (académique comprenant une cagoule fermée), ainsi qu’au cinéma (combinaison de couleur verte, bleu, ou noir, utilisée en effets spéciaux). Le Zentaï est aussi né de l’aboutissement d’un fétichisme lié au vêtement moulant assimilé à une seconde peau. C’est ici le corps dans sa totalité que le (la) fétichiste va chercher à recouvrir. Non seulement pour la sensation que lui procure cette tenue, mais aussi pour l’aspect qu’elle va lui donner. Il existe donc plusieurs types de zentaï (ouvert ou non au niveau des yeux, de la bouche, des mains ou encore des pieds), de toutes couleurs et de tissus différents. »
À la lecture de la définition, on comprend donc immédiatement pourquoi l’objet n’était pas très simple à se procurer et pourquoi on ne le trouvait nulle part en France, c’est un usage détourné qui en a fait, comme souvent, un accessoire érotique et qui nous vient du Japon. Voilà qui expliquait que cela reste une tenue pour « initiés » dont seuls les fans de fétichismes étranges (ceux qui ont lu, par exemple, le très beau livre « Le Sexe Bizarre » de Agnès Giard paru il y a quelques années aux éditions Le Cherche Midi et que les éditions Tabou vont rééditer dans quelques mois) ou d’étrangetés venues du Japon connaissaient jusqu’ici l’existence. Mais internet a fait son œuvre en matière de popularisation.
Toujours première sur la balle, la Boutique Dèmonia propose depuis peu un choix énorme de modèles aux coloris aussi divers que les matières (légères, plus épaisses, brillantes, unies, fantaisies voire fantaisistes) avec même un rayon spécial que ce soit en boutique ou sur le site web.
Après avoir popularisé bien des choses dans l’univers fétichiste, Dèmonia va-t-elle installer durablement le zentaï en France ? C’est vous qui détenez la réponse. Allez-vous succomber ou non ?

Pour voir tous les modèles de zentaï, cliquez ici.

Eros au Japon

JAPON : LE FESTIVAL NU

Texte rédigé par Pierre Salo | News | Dimanche 1 mars 2009 10:40

Comme tous les ans, des Japonais vêtus tels des sumos viennent patauger dans la boue des rizières lors d’un festival dédié aux dieux.
Le hadaka matsuri, ou « festival nu », est un rituel annuel qui se tient à Yotsukaido, à l’est de la capitale nipponne, Tokyo. L’objectif est de célébrer les dieux pour favoriser la récolte du riz et apporter la bonne fortune. Après s’être battus dans la boue, les hommes en aspergent également le public, qui loin de s’en offusquer, profite de cette bénédiction comme la promesse d’une vie longue et saine. Les bébés sont également présentés dans une chapelle avant d’être barbouillés de boue avec la racine d’un plant de riz.Datant de plusieurs siècles, ce festival pourrait avoir été un moyen pour les fermiers de se préparer physiquement à la saison des plantations, après avoir passé la majorité de l’hiver à l’intérieur.

Eros au Japon

AMOUR ET PLAISIR AU JAPON

Texte rédigé par Pierre Salo | Art fétichiste | Mercredi 18 février 2009 13:56

En voilà un beau cadeau… et la réponse à plein de questions :
Pourquoi les geisha se maquillent le lobe des oreilles en blanc ?
Pourquoi les Japonais aiment-ils tellement faire des noeuds et attacher les femmes ?
Pourquoi on ne dit pas « Je t’aime » au Japon ?
Pourquoi on dit Okama (« honorable fond de marmite ») pour désigner les homosexuels ?
Pourquoi les hommes, pour flatter une femme, la comparent à un poulpe ?
Quelle est la position sexuelle considérée comme la plus normale sur un futon ?

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Ce Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon est organisé de façon vivante autour de 6 thèmes – le corps, la beauté, l’amour, la sexualité, etc – et d’entrées multiples (désir, tabou, rossignol, orgasme, positions sexuelles, silence, oeil, kimono, tatouage, anormal, voyeurisme…).

Comme dans un jeu de piste, Agnès Giard s’amuse parfois à nous faire passer d’un mot à l’autre : pour savoir la suite d’une histoire, il faut donc aller d’ »infidélité » à « bras » en passant par « Glycine » et parcourir ainsi les étonnantes circonvolutions de cette culture japonaise, si riche en spécialités érotiques et en pensées amoureuses.

Il est étonnant d’en apprendre autant sur soi, et sur notre propre société, dans un livre consacré à une culture si étrangère. C’est le talent d’Agnès Giard : sa passion communicative nous fait mesurer le fossé qui nous sépare de nous-mêmes. Au Japon, où tous les humains ont le devoir de devenir l’égal des dieux, la sexualité fait partie des actes sacrés. Le plaisir, sous toutes ses formes, est assimilé à un rite magique : il s’agit d’exorciser la mort. Quant aux fantasmes – véritables prismes – ils sont considérés comme autant de moyens de nous réaliser : en changeant d’identité, en jouant avec les facettes multiples et changeante de notre personnalité, nous pouvons momentanément redevenir libres, heureux, accomplis.

Bourré de références historiques et mythologies, ce livre de 336 pages comporte de nombreux glossaires (un index de 400 mots japonais achève d’ailleurs l’ouvrage) et surtout une incroyable palette d’oeuvres d’art inédites. 30 artistes japonais contemporains sont présentés dans ce Dictionnaire, qui tient autant du Livre d’art que de l’Encyclopédie érotique.
Paru chez Drugstore (Glénat). En vente dans toutes les bonnes librairies (Fnac, La Musardine, Boutique Dèmonia, Virgin Megastore…).

RIE ASAGIRI : UNE DES PLUS GRANDES DOMINATRICES DE TOKYO

Texte rédigé par Agnès Giard | Interview | Dimanche 18 février 2007 23:44

La belle Rie Asagiri possède un des plus importants bordels SM à Tokyo : “La Siora”. Officiellement, c’est une entreprise florissante cachée dans un grand ensemble du quartier résidentiel Yoyogi. Officieusement, c’est trois mini-studios loués aux 8ème, 10ème et 12ème étage d’un immeuble résidentiel très chic… Il faut d’abord prendre l’ascenseur, puis parcourir de longs couloirs avant de s’arrêter devant une porte d’appartement que rien ne distingue des autres… Ding Dong ! Un homme ouvre. Coutume japonaise : les visiteurs doivent enlever leurs chaussures dans l’entrée minuscule. Une fois passée l’entrée : surprise ! Il y a seulement dans ce « club de maitresses » un petit salon, très baroque : fauteuils à dorures, gros cendrier en verre, mini-bar… Comme dans tous les clubs au japon, il faut d’abord patienter dans un petit salon et discuter des prestations de service. Ici, le SM, c’est un service offert à des clients-rois, un jeu de rôle dont on détermine à l’avance les règles.

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Interview : Agnès Giard
Traduction : Junquo Nimura
Photos : Francis Loup (réalisées à la Torture Garden Tokyo)

La patronne des lieux arrive. Habillée en vinyle, brune au visage de femme-renard, elle se présente avant tout comme une femme d’affaire souriante. Rie Asagiri reçoit ici toutes les personnes qui ont pris rendez-vous (et dans le lmot, il y a des femmes !). En vraie businesswoman, elle leur sert d’abord des rafraichissements (thé vert, whisky ou bière Kirin) puis leur montre un album photo dans lequel ils pourront choisir la dominatrice de leur choix… sur catalogue ! Les séances de SM se déroulent dans des studios aménagés à d’autres étages de l’immeuble. Pour s’y rendre, il faut à nouveau prendre l’ascenseur et parcourir de longs couloirs… au risque de croiser les voisins. La discrétion apparemment, n’est pas de mise : dans sa tenue de « travail » super-sexy, une paire de talons aiguilles à la main, Rie Asagiri nous fait visiter les lieux sans aucune gêne.

Les voisins ne semblent d’ailleurs pas choqués : le SM d’entreprise est un commerce comme les autres. Il se pratique au Japon dans la plus stricte légalité. Car là-bas (comme dans la plupart des pays occidentaux), les dominatrices professionnelles ne sont pas considérées par la loi comme des prostituées. A la différence de la France, elles peuvent même se faire embaucher dans des maisons gérées comme des entreprises. A partir du moment où elles respectent la règle d’or (pas de pénétration vaginale), les voilà « salariées » sans que leur patronne soit condamnée pour proxénétisme. Cette législation particulière autorise donc Rie à employer de nombreuses jeunes femmes, qui cravachent sous ses ordres toutes sortes de clients… Une vraie mine d’or.

Nous voici au 8ème étage. Rie sonne à la porte d’un anonyme appartement… Affolement à l’intérieur : nous tombons en plein milieu d’une séance. La dominatrice, interrompue dans son travail, vient nous ouvrir la porte et nous voyons au centre d’une petite pièce rouge un gros homme nu à genoux, un peu affolé de cette intrusion. Rie s’excuse et nous montons au 12ème étage vers le deuxième lieu de sévice, inoccupé celui-ci. C’est un mini-donjon, aux murs couverts de papier peint imitation brique, décoré de photographies des masques de Venise. Des harnais et des cravaches complètent cette décoration kitchissime. Dans ce pays aux loyers astronomiques, tout semble petit, fait en toc et de guingois… Les « clubs » sont généralement des mini-studios où l’on s’entasse dans la plus grande promiscuité. Et pourtant, celui de Rie passe pour un des plus luxueux.

Rie Asagiri est en effet très fière de son entreprise : elle a créé La Siora vers 1997, et en a fait un des plus importants bordels SM de Tokyo. Elle emploie une dizaine de “queens” à mi-temps, plus deux hommes à tout faire, et passe son temps à travailler : produisant parfois des vidéos SM ou signant des articles dans des revues spécialisées, elle parcourt l’Europe entre les différentes soirées fétichistes de Bruxelles, Paris, Londres et Amsterdam… Elle est venue à la Nuit Demonia où une de ses ex-élèves – Mistress Maï – a fait un show d’auto-suspension. Elle a même créé une « école », donnant des cours de dominations à de pures amatrices (étudiantes ou femmes au foyer), pour le seul plaisir de répandre sa vision de la vie : une féérie romantique, une manière fantaisiste de se réinventer, de réinventer le désir. Rie Asagiri aime rêver.


Quelle est ta définition du SM ?
C’est un « Ohimesama-gokko », un conté de fée (Ohimesama : princesse. Gokko : jeu), un jeu de désir et de sensibilité réservé aux adultes.

Est-ce que tu pratiques le SM ?
Je ne pratique que en privé. Rien que pour mon plaisir.

De quand datent tes fantasmes SM ?
J’ai découvert mes penchants à 17 ans, en lisant « Tempête de l’amour «   et « Histoire d’O ». Mais je crois qu’inconsciemment, j’étais déjà SM depuis toute petite.

Tu aimes dominer ? Ou tu préfères être soumise ?
Je n’éprouve ni jalousie, ni désir de possession. Donc, quand on me demande si je suis dominante, je ne sais pas quoi répondre. Mais, j’aime jouer avec les sentiments des hommes, j’aime les faire obéir et jouer avec. Par contre, quand je suis fatiguée, je préfère être dépendante de quelqu’un, qui s’occupe de moi et me fasse des choses. Volonté et désir sexuel sont deux choses différentes. Je suppose que si j’étais une vraie soumise, ca aurait été beaucoup plus facile pour moi dans la vie…

Ton copain accepte-t-il ton travail ?
Mon copain me comprend très bien. C’est un « knight », un vrai seigneur. Mais, de toute manière  je suis indépendante et n’admet pas d’interférence. Il ne me dit rien sur ce que je fais et vice versa. Je crois que c’est très important de savoir que nous sommes tous seuls dans l’existence après tout.

Comment es-tu devenue directrice d’un « bordel SM » ?
Ça s’est passé naturellement. Je me suis laissé faire par la force des choses.

Quel est son fonctionnement ?
Il faut être membre du club. Les personnes intéressées nous contactent par téléphone ou e-mail puis viennent nous voir. Après examen, je leur montre le book des dominatrices : c’est une liste avec des photos, leurs penchants SM, leurs numéros, etc. Ils en choisissent une et on arrange un rendez-vous pour qu’ils fassent connaissance. Moi, je suis juste la directrice de La Siora. Je ne fais pas de « play ».

Quelles sortes d’esclaves rencontres-tu ?
A mon avis, la plupart des clients ne sont pas de vrais Masos. Je crois que 90% d’entre eux sont juste des curieux qui veulent faire des choses à la mode, ou qui cherchent à avoir des contacts avec des femmes fortes, ou bien qui jouent du pseudo- SM. Ils cherchent une illusion. Mais je n’ai rien contre pour eux.

Combien y’a t-il de clients par jour ?
Entre 8 et 30

Est-ce que tu formes des femmes à la domination ?
Oui, je m’occupe des dominatrices assez sérieusement. Pour leur montrer comment il faut faire, j’amène parfois mes esclaves privés à la Siora et je les domine devant elles ! Je leur enseigne aussi l’art de la corde (le « shibari »), ce qui demande beaucoup du temps. Rien que pour donner les premières leçons de base, ça prend trois jours. Il faut tout le temps s’entrainer pour garder la main.. Alors quand je donne des lecons, je me remets en tête toutes les techniques pour attacher ! Pour parfaire cette formation, je suis les cours d’un psychiatre. Rien que pour moi, et aussi parce que je suis en train d’écrire un roman. Personnellement, j’ai l’impression d’avoir encore beaucoup de chose à apprendre.

Quelle est ta discipline de vie ?
Ce n’est pas très discipliné ! Je me lève vers midi, je prends petit-déjeuner tardif… Je vais à mon club 2 ou 3 fois par semaine. J’essaie de communiquer au maximum avec mon équipe. Les dominatrices aiment parler avec moi, je crois. Mais, mon emploi du temps n’est pas du tout régulier. Il faut aussi que j’aille rendre visite dans des boites de SM, que je fasse des réunions avex les autres entreprises… C’est imprévisible. Je rentre après minuit en général. Des fois je passe diner en coup de vent, trop occupée !  J’adore les legumes et  les poissons. J’essaie de manger beaucoup. Mon rêve : devenir  une dominatrice très forte et musclée !  J’aime les femmes fortes physiquement ainsi que mentalement.

Qu’est-ce que tu aimes dans ton travail ?
Les efforts sont récompensés. La réussite ne dépend que de vous. Donc, vous pouvez être franche et résolue, c’est payant. Etre une fonceuse…

Qu’est-ce que tu détestes dans ton travail ?
J’ai affaire à trop de gens qui aiment les racontars, les choses vulgaires, triviales et grossières… Je me demande si  les Japonais sont moins mûrs que les Occidentaux !  Ils se montrent jaloux, exhalent des plaintes à n’en plus finir, disent du mal des gens ou racontent des histoires sans fondement. J’en ai un peu marre de ça.

Que penses-tu du milieu du SM japonais ?
Je ne l’aime pas. Les gens ne pensent qu’a se faire des croc-en-jambe. Ils sont pas tres positifs. Mais je suis contente quand je rencontre une  belle dominatrice (malheureusement c’est rare). Les belles dominatrices ont souvent bon caractère et je les admire.

Penses-tu que le SM est différent en Occident ?
Oui, il y a tellement de différences que je ne peux pas toutes les énumérer ! Les mentalités, d’abord : nous avons une culture, une histoire, un environnement si étranger… Matériellement, c’est différent aussi. Nous n’avons pas de vrais donjons et nos instruments sont limités : au Japon, on peut dominer, contraindre et suspendre quelqu’un avec juste une corde ! Alors qu’en Occident il y différents types d’appareils, du mobilier et des instruments en cuir…

As-tu des clients français au Japon ?
Oui, mais peu.

Penses-tu que les clients occidentaux sont différents des clients Japonais ?
Fondamentalement, c’est pareil… Mais je fais très attention avec eux car ils ont surement une sensibilite épidermique différente : leur peau est peut-être plus sensible ?

Combien de fois par an viens-tu en Europe ?
Je vis une moitié de l’année en Europe (en Belgique). Pour  me reposer, pour avoir des idées nouvelles et puis surtout pour voir du SM Européen. A ce propos, je n’ai pas encore vu de « Medical play » ni  de « Rubber play » authentique. Si jamais vous connaissez de vrais adeptes du genre, prévenez-moi que je les rencontre !

Quels sont tes projets ?
Je vais publier un roman sur le SM. Je veux me consacrer à l’écriture.

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KARIWANZ : DÉLIRES DE LATEX TOKYOITES !

Texte rédigé par Agnès Giard | Mode fétichiste | Dimanche 19 février 2006 19:26

Au Japon, deux stylistes délirants viennent d’apparaître : Karin et son mari Wanco. Ce sont les créateurs d’une marque qui n’existe pas – Kariwanz – et pour cause : les vêtements qu’ils créent sous cette étiquette sont à exemplaires uniques et conçus par eux-mêmes, pour eux-mêmes, exclusivement ! Ils vivent tous les deux en banlieue de Tokyo, se sont rencontrés sur internet il y a 6 ans et sont tombés amoureux sur la base d’un jeu SM : le jeu du chien à saz maîtresse.

Wanco signfique en efffet « chien » en Japonais et Wanco porte toujours des masques de chien en latex quand ils sortent ensemble lors des soirées fetish. « Mais il se conduit comme un être humain normal en présence d’autres personnes », précise Karin.

Photos : Kei, Gumgum & JINMO