Le Cabinet des Curieux a le plaisir d’ exposer les oeuvres d ‘Andy Julia.
Andy Julia. jeune photographe, a débuté sa carrière en 2004 à l’age de 22 ans par la publication d’un recueil de photos alors qu’il était encore étudiant.
Depuis, il a travaillé pour Madame Figaro, réalisé les visuels de présentation de pièces de haute joaillerie (Boucheron, Cartier, Chanel Choppard, Mauboussin, Piaget) pour le magazine SO, les visuels et affiches du Salon International de la Lingerie…
Andy Julia compte plus de 15 parutions dans des magazines américains, canadiens, espagnols et français. Il a exposé à Chicago, Tokyo, et Paris. (Thierry Ruby)
Les modèles d’Andy Julia, femmes-fleurs evanescentes, livrent leur beauté en gardant une distance aristocratique et narcissique. Elles évoluent dans un univers impénétrable teinté d’étrangeté et mystère, dont beauté et luxure sont l’obsession.
Elles opposent ainsi au Temps, une vision emplie de symboles qui sont autant d’interrogations sur la fragilité de l’existence.
Ces symboles transfigurés, entourés d’objets chargés de sens et de vie, prendront naturellement place entre les murs du cabinet des curieux.

Que cherchez-vous à exprimer au travers de votre travail ?
Dans la photographie je cherche une esthétique à travers la sincérité des images. On peut parler
d’émotion, c’est une chose qui revient sans cesse et qui me pousse a continuer. Je suis attaché à cette recherche d’intériorité et suis souvent inspiré et fasciné par ce que mes modèles, ne me disent qu’en image.
Comment êtes-vous devenu photographe ?
Je suis arrivé à la photographie car elle s’est présentée a moi comme une passerelle vers mes sentiments les plus chers.
Que représentent les modèles pour vous ?
C’est une personne avant tout, qui accepte à un moment donné de livrer un morceaux d’elle, qu’elle ne pourra pas reprendre… quelqu’un qui n’attend rien en retour et qui murmure ses secrets aux oreilles attentives.
Si vous deviez choisir trois mots qui résument, selon vous, votre univers artistique,
quels seraient-ils ?
Imprévu, secret, contemplatif. Peut être suis-je pris de cette maladie destructrice et noble qu’est la mélancolie. Qui est aussi une maladie mentale. Le seul remède en est la contemplation, l’extase du beau et la recherche effrénée d’un idéal.
Dans vos images, il y a très peu d’hommes… Pourquoi ?
Il y a peu d’homme car mon intérêt se pose le plus souvent sur l’autre moitié de l’humanité qui me fait la trouver belle. Mes images évanescentes, traduisent une certaine idée du fantasme et du rêve. Les libertines sont les gardiennes des songes, elles détiennent les clefs de la langueur. Mon intérêt principal se porte sur la photographie ancienne, j’y retrouve un souffle de vie, une émotion particulière et une incroyable terre fertile à ma propre inspiration. Peau, cheveux, poudre des visages, soie, oxygène, sueur»
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